De l’influence de Moscou à la présidentielle à venir, en passant par la puissance des groupes armés et les relations entre Bangui et les chefs de guerre, le Premier ministre centrafricain revient pour Jeune Afrique sur les principaux dossiers face auxquels son gouvernement est confronté.


Il y a six mois, alors qu’il recevait JA à Bangui, le Premier ministre Firmin Ngrebada se disait « optimiste » et « convaincu » d’aller dans la bonne direction. De passage à Paris, l’homme de confiance du président Faustin-Archange Touadéra, en fonction depuis le 25 février, n’a rien perdu de son assurance quand il évoque l’influence de Moscou, les groupes armés ou la prochaine présidentielle.

Jeune Afrique : Les effets des accords de paix dits de Khartoum, signés en février, semblent limités. Faut-il encore y croire ?

Firmin Ngrebada : Je ne suis pas d’accord : les résultats sont satisfaisants. Le niveau de sécurité s’est amélioré, malgré des regains de violence marginaux. Le dialogue fonctionne, le désarmement est presque achevé dans l’Ouest, et les unités spéciales mixtes de sécurité [éléments de l’armée, rebelles et Minusca] y seront bientôt opérationnelles. Nous allons ensuite passer à une autre région.

Certains groupes armés n’ont-ils pas violé les accords ?

Ils ont libéré une partie des bâtiments administratifs qu’ils occupaient et démantelé certaines barrières illégales. Bien sûr, il reste des faiblesses. Ils avaient pris l’engagement de ne plus effectuer de mouvements de troupes et de ne plus s’affronter, et, récemment, le groupe d’Ali Darassa [Unité pour la paix en Centrafrique] a transgressé ces règles. Mais des efforts ont été faits.





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