L’Union des Populations du Cameroun a vu toutes ces listes rejetées au motif qu’il a présenté deux listes différentes par circonscription électorale pour la même élection.

Le constat est général ! Toutes les listes déposées par l’Union des Populations du Cameroun, en vue des élections municipales et législatives de février prochain, ont été rejetées au motif que le parti a présenté deux listes différentes par circonscription électorale pour la même élection. C’est donc au total 22 listes, dont 16 pour les municipales et 6 pour les législatives, introduites par le parti de Um Nyobe qui ont été recalées. Si au sein de cette formation politique, la plupart des cadres rencontrés se brouillent sur les explications à donner à cette actualité, certains n’ont pas manqué de pointer du doigt l’administration territoriale « qui ne ménage aucun effort pour faire disparaitre l’UPC ». Jean Bahebeck militant de l’UPC accuse Elecam d’avoir failli à sa mission. L’enseignant de la faculté de médecine de l’Université de Yaoundé I pense qu’au lieu de rejeter les deux listes, le Conseil électoral aurait dû se référer aux textes de l’Union des Populations du Cameroun et savoir qui est le vrai secrétaire général de ce parti, « entre celui qui est nommé par l’administration territoriale et celui qui a été voté lors de l’assemblée générale de l’UPC ». Interrogé au journal parlé de la Crtv, maitre Charles Tchoungang, avocat au barreau du Cameroun a rejoint cet argumentaire. L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats estime que dans cette situation, c’est l’indépendance de Elections Cameroon qui est mis en cause. Elecam n’a pas assez pris ses responsabilités, dit-il. Pour lui l’organe chargé des élections devait consulter l’administration territoriale pour savoir lequel des deux UPC est en règle.

Dissensions internes

Le dépôt de deux listes dans chaque circonscription électorale, par l’Union des Populations du Cameroun n’a surpris aucun observateur de la vie politique au Cameroun. Il se trouve que ce parti traverse depuis des moments, de graves dissensions internes qui ont même été portées dans la place publique. Le parti de Um Nyobe est désormais constitué de deux factions. L’une dirigée par l’honorable Robert Bapooh Lipot soupçonné d’être en accointance avec l’administration et l’autre dirigée par Pierre Baleguel Nkot, soutenu par la branche radicale du parti. Selon les juristes, l’Upc peut faire un recours pour contester la décision du Conseil électoral. Dans ce cas, il faudra bien que les héritiers de Um Nyobe se concertent d’abord pour porter une requête solide auprès du Conseil Constitutionnel.

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